Le Professeur Alain CARPENTIER a tout simplement demandé, en 1993, aux ingénieurs spécialisés dans l’aéronautique et le spatial du Groupe MATRA de développer, avec lui, une solution physiologique, efficace et durable pour sauver des milliers de patients condamnés à très court terme par le manque de greffons cardiaques disponibles ou par une contre-indication à la transplantation.
La vision thérapeutique du Professeur CARPENTIER était et demeure, à juste titre, sans concession quant au respect de la physiologie, de la sécurité et de la qualité de vie du patient.
| Exigences cliniques | Compétences requises | |
| Forme, volume et poids d’un cœur humain | Miniaturisation | |
| Adaptation aux besoins physiologiques du patient (activité, repos, effort, …) |
Algorithmes, capteurs, micro-électronique et physiologie |
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| Hémocompatibilité, biostabilité, absence de thrombogénicité |
Dynamique des fluides - Biomatériaux | |
| Efficacité et durabilité équivalentes à celles d’une transplantation |
Simulation, modélisation, bancs d’essais et essais cliniques |
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Le Professeur CARPENTIER est un chirurgien cardiaque dont l’expertise est mondialement reconnue dans les domaines des valves bioprothétiques, du traitement des tissus biologiques, de la physiologie et des procédures chirurgicales.
Il lui fallait trouver un partenaire industriel disposant des compétences et moyens nécessaires en matière de conception et d’intégration de systèmes embarqués en milieu sévère (miniaturisation et fiabilité extrême).
Son projet de cœur artificiel a connu un tournant quand il a rencontré, au début des années 90, Jean-Luc Lagardère, alors Président de Matra. Aujourd’hui filiale d’EADS, Matra disposait déjà de toutes les compétences indispensables : conception de systèmes complexes, maîtrise de polymères particuliers, technologies embarquées, micro-électronique, logiciels, bancs d’essais et, enfin, intégration de multiples composants dans des ensembles aussi complexes que les satellites.
Cette alliance unique entre un chirurgien cardiaque émérite et le fleuron de l’industrie aérospatiale a permis la mise au point du premier « cœur embarqué », totalement optimisé, en termes de volume, de poids et de consommation et surtout reproduisant au plus proche la forme et les fonctions du cœur humain.